Bonne continuation

J’ai appris ces dernières années que toute relation porte en elle les graines de sa fin. Nos graines de fin ont germé, nous les avons laissées pousser, elles ont fleuri et elles se sont épanouies jusqu’à ces mots : « bonne continuation ».

Deux simples mots qui portent en eux une saveur douce-amère.

Nous ne nous détestons pas, nous sommes simplement arrivés à l’endroit où nos routes se séparent.

Alors que je reprends ma route seule, je revois ce dernier échange.

« Bonne continuation ».

« Te voilà congédiée, ma pauvre Tina ». Congédiée pour avoir exprimé un mal être, pour n’avoir pas répondu à une attente.

Soit.

Si ces mots sont arrivés, si ces graines ont germé, ont poussé, ont fleuri, c’est qu’il était temps.

Je continue donc ma route, en gardant les bons souvenirs.

Peut-être que nous nous croiserons à nouveau, mais je n’y crois pas vraiment, car à lui, comme à d’autres avant lui, j’appliquerai ma routine, celle qui me protège de moi-même, qui coupe l’herbe sous les pieds de la nostalgie. Elle est simple cette routine : je supprime, le contact de mon téléphone, les historiques de conversations, je coupe les liens sur les réseaux. Cela pourrait paraitre dur à certains, mais il s’agit là de protéger l’hypersensible en moi.

Ce que je viens d’écrire, je l’ai écrit pour moi et si je le publie c’est parce qu’encore une fois, cela me fait du bien. Je n’attends pas de messages de sympathie, des amitiés s’arrêtent, cela fait partie de la vie et je l’accepte.

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