Il a dit qu’il viendrait, mais viendra-t-il seulement ?
Je doute, je veux y croire…
Je doute, espère encore.
D’autres avant lui ont dit : « bien sûr que je viendrai ».
Ils ne sont pas venus.
Il a dit qu’il viendrait, il est venu ma foi.
Et il m’a embrassée, et je l’ai embrassé,
Et je lui ai montré des quartiers de ma ville.
Celle que j’ai adoptée : Saint-Sernin, Capitole,
Saint-Pierre et j’en oublie…
Son corps à mes côtés, dans les rues de Toulouse.
Et ce point en suspens…
Cette envie de l’aimer…
Aimer ce p’tit bout d’homme.
Cette deuxième fois, nos corps se sont parlé,
En douceur, en caresses, en soupirs chuchotés.
Et ce point en suspens…
Cette envie d’être aimée.
Il a dit qu’il viendrait et il est revenu.
Et il m’a embrassée !
Et je l’ai embrassé !
Et je lui ai montré des quartiers de ma ville,
Celle que j’ai adoptée : Saint-Georges et le grand rond
Puis les rives du canal…
Et lui, à mes côtés, sur un banc de Toulouse.
Et ce point déclaré !
Quand au petit matin, nos corps se sont parlé.
Le doute n’est plus de mise, j’aime et je suis aimée.
Et puis, cette fois encore, à parler religion,
Devant nous, magistrale, la cathédrale écoute.
On débat fermement avec cette assurance
Des gens qui pensent penser…
La rue du Taur nous voit venir encore une fois,
Pour des crêpes et du cidre et des rires, de la joie.
La joie et les soupirs, les confidences aussi.
Et sa main sur ma cuisse, et ma main dans son dos.
Dans une ruelle, on court, les bandas sont au bout !
Le vin chaud, pas très bon, et la salle des Illustres…
Mes souvenirs s’enchaînent,
Se bousculent,
Pêle-mêle,
Un fil rouge,
Une constante,
J’aime, je suis aimée !
Oh ! Bordel !
Il a dit qu’il viendrait
Et il n’est pas venu…
La vie et ses contraintes…
Non. Il n’est pas venu.
Il a dit qu’il viendrait et il est revenu !
Et nous nous sommes aimés comme des âmes perdues !
Puis j’ai dit, je viendrai, et oui, j’y suis allée,
Hésitante sur ce pas. Cela nous dépassait.
Et dans un tourbillon de crêpes, de taquineries
J’ai rencontré cet homme dans un rôle différent :
Il n’était plus amant, il était un papa.
Et j’ai vu dans ses yeux, un amour pur, total,
Pour cette jeune pousse, ce qu’il a de plus beau.
Et mon amour pour lui n’a été que plus grand.
De la première fois où j’ai dit « oh bordel ! »
Jusqu’à ce moment-ci, où j’écris dans le noir,
Il s’est passé du temps, des semaines, des mois.
Et je le dis encore :
« oh bordel ! »
« oh bordel ! »
Tant je me liquéfie en entendant sa voix.
Ah ! Ses mains sur mon corps,
Sa bouche et tant encore…
Il dit qu’il viendrait,
Oh oui, il reviendra !
Et nous, on s’aimera,
Comme des âmes perdues
Qui se sont retrouvées…
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