Lettre à mon Ami
J’ai envie de vous raconter des indécences Envie de vous écrire de ces choses insensées Des mots d’amour qui n’en sont pas, du désir franc Envie de vous écrire ce soir, encore une fois.
J’ai envie de vous raconter des indécences Envie de vous écrire de ces choses insensées Des mots d’amour qui n’en sont pas, du désir franc Envie de vous écrire ce soir, encore une fois.
J’aime ce titre d’Amie Cette emphase sur le A J’aime ce titre qu’il me donne. Cette confiance partagée.
Il n’avait que ses mots, pour me dire son amourIl n’avait que ses mots, pour me dire son désirIl n’avait que des mots. Ces mots étaient si doux, ses mots, j’aimais les lire,Et j’écrivais mes mots, pour répondre en retourJe n’avais que mes mots. Nous n’avions que nos mots, et nos mots s’enlaçaientNous n’avions…
Tes yeux cernés de khôl se fichent dans mon âmeTon souffle sur ma joue fait frissonner ma peauQuand l’air du désert me réchauffe le dosEt l’ourlet de tes lèvres appelle les baisersTu es si près de moi que je voudrais oserTe prendre dans mes bras et partager ma flamme. Pour toi, je renierai toutes…
J’ai compris, mon amour, certains mots sont de tropCeux qui parlent de mes peurs, de mes doutes viscérauxJe dois les partager, pour qu’ils quittent mon âmeIls te font peur amour, oui j’ai compris le drame. Mes mots transpercent ton âme et ils te font douterIls s’insinuent en toi et ils te font saigner.Mais…
Viens et partons ensemble, prends ma main dans la nuitJe t’invite au voyage, viens et écoute-moiJe te raconterai la citadelle d’AmmanLa salat qui résonne sur les sept collinesAppel à la prière, invitation mystique.Je te raconterai, sur un toit de poussièreFumer le narguilé, un plat de fruits offertsLe soleil qui se couche sur les collines d’AmmanUne…
Je chéris cette douceurAprès tant de douleurJe chéris ton amourJe chéris ton retourTant j’avais faim de toiEt de tes mains sur moiVibrons à l’unissonAimons avec passion Photo by Rachael Smith on Unsplash
Et mes mots coulent encore en larmes épaisses et grasses. Ils maculent la page, se répandent de mon cœur. Si l’amer est un goût qui s’apprend, s’apprécie, Alors tu aimeras ce qui s’épanche de moi. La bile, l’espoir déçu d’un amour éperdu. Ce rendez-vous manqué à la fin de l’été. Mes mots coulent ce soir…
Mes mots débattent, combattent pour être délivrés Chacun trouver sa place, alignés bien rangés Au risque de dévoiler tout un pan de mon âme De venir s’embraser à l’approche de tes flammes. Je les garde captifs, au fond de moi enfouis Me tais tant le courage a déserté l’envie.