Une histoire de pierre
J’ai cherché une histoire, sous un caillou velu…
J’ai cherché une histoire, sous un caillou velu…
Je ne m’y connais pas bien en matière de bouillabaisse…
Je t’imagine dans ton bain. Un bain moussant qui sent la lavande. J’adore l’odeur de la lavande, douce, relaxante. La mousse épaisse sur l’eau masque ton corps.
Ce matin, je me levais comme tous les autres matins. Enfin, se lever est un bien grand mot. Disons que je me suis assise sur le bord du lit, pas vraiment réveillée. J’ai levé la tête et face à moi, mon reflet dans la glace, dans ce miroir judicieusement posé pour épier mes ébats. Quoi…
Est-il pire bâillon que celui qu’on s’impose, Quand la peur de déplaire est plus forte que l’envie ? Ne parle pas, n’écris pas. Est-il pire silence que celui que l’on garde, Quand on sait que ses mots ne sont pas désirés ? Ne parle pas, n’écris pas.
Tu me prends tes bras, tu me serres contre toi, Mes blessures se referment et le reste s’efface, Mon corps fond dans le tien et mon cœur s’apaise, enfin. Ah, on s’éloigne déjà, le froid s’empare de moi, Mes yeux brillent malgré moi, je voudrais revenir, Je voudrais me blottir contre toi, mon amour. Reprends-moi,…
Rêver de toi, bien malgré moi, Le mot paresse, s’impose à moi. Vouloir rimer avec caresse. Penser à toi, toi qui n’es plus, Cet amour à jamais perdu. Devoir rimer avec tristesse. Pour effacer, encore une fois, Me rendormir, tout contre toi. Pouvoir rimer avec tendresse.
Tu m’approches, nonchalant, le cigare à la main. Que veux-tu ? Que je fume ? Que je tire dessus ? À moi de l’allumer avant de l’emboucher ?
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